La démocratie se consolide lorsque l’ensemble des composantes de la société, y compris la jeunesse, participe activement à la prise de décision.
En cette période électorale marquée par des débats intenses autour des candidatures des jeunes aux élections municipales, un rappel s’impose : la participation des jeunes à la vie politique n’est ni une concession ni un privilège, mais un droit reconnu au niveau international par Mamadou Saliou Barry Coordinateur National de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG).
Adoptée en 2015 par le Conseil de sécurité des Nations unies, la Résolution 2250 sur la jeunesse, la paix et la sécurité constitue une avancée historique. Pour la première fois, les jeunes ne sont plus considérés uniquement comme un groupe vulnérable à protéger, mais comme des acteurs essentiels de la prévention des conflits, de la consolidation de la paix et du développement durable.
L’Organisation des Nations unies a ainsi posé un cadre clair à travers cinq piliers fondamentaux : la participation, la protection, la prévention, les partenariats et le désengagement/réinsertion. Au cœur de ces axes figure une exigence forte : garantir la participation pleine, effective et inclusive des jeunes dans les processus décisionnels à tous les niveaux.
Autrement dit, la présence des jeunes dans les conseils communaux et les instances de gouvernance locale ne relève pas d’une faveur accordée par les générations précédentes, mais d’un engagement international que les États membres sont appelés à respecter et à mettre en œuvre.
Dans le contexte des élections municipales, la Résolution 2250 rappelle que les jeunes ont non seulement le droit de voter, mais également celui de se présenter, de porter des projets et de participer activement à la gestion de leurs collectivités.
Remettre en question leur légitimité en raison de leur âge va à l’encontre de l’esprit même de cette résolution. Les jeunes représentent une part importante de la population et sont directement concernés par les politiques publiques locales : emploi, éducation, environnement, culture, services sociaux, entrepreneuriat et participation citoyenne.
Leur implication renforce la démocratie locale en favorisant l’innovation dans les politiques publiques et en contribuant à réduire les tensions.
Dans un contexte où les opinions peuvent diverger, il est essentiel de privilégier le dialogue, le respect et l’inclusion. La Résolution 2250 invite à dépasser les clivages pour reconnaître une réalité simple : l’avenir des communes se construit avec toutes les générations.
Soutenir la participation politique des jeunes, c’est investir dans une gouvernance plus juste, plus représentative et plus durable. C’est aussi renforcer la légitimité des institutions locales en permettant à chaque voix de s’exprimer.
La démocratie se consolide lorsque l’ensemble des composantes de la société, y compris la jeunesse, participe activement à la prise de décision.
En cette période électorale, il appartient aux acteurs politiques, à la société civile et aux institutions de créer les conditions d’une participation inclusive, conforme aux engagements internationaux et aux aspirations légitimes des jeunes.







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