- Le courage de dire non : Lansana Diawara appelle ses collaborateurs à la responsabilité
Conakry — Lors d’une réunion de travail tenue ce mardi avec ses Directeurs techniques, les responsables au niveau des communes, le Directeur régional de Conakry ainsi que plusieurs services d’appui, Lansana Diawara, Directeur général de la FDSI, a délivré un message fort autour de la responsabilité, de la discipline administrative et du courage dans la prise de décision.
Au cœur de son intervention, une conviction clairement assumée : la discipline administrative ne saurait être synonyme d’hypocrisie collective.
Pour le Directeur général, exercer une responsabilité publique ne consiste pas uniquement à approuver ou à suivre les décisions. Servir l’administration et les citoyens exige également la capacité de faire entendre un désaccord lorsque cela est nécessaire, notamment lorsqu’une orientation risque de compromettre l’intérêt général. « Dans la mission qui est la nôtre, le plus grand acte de responsabilité n’est pas toujours de dire oui. Parfois, c’est d’avoir le courage de dire non », a-t-il rappelé à ses collaborateurs.
Dans son intervention, Lansana Diawara a exhorté ses équipes à ne pas céder à la facilité lorsque celle-ci est susceptible de compromettre les résultats à long terme.
Il a notamment appelé à dire non à la facilité qui hypothèque demain, non à la médiocrité qui ralentit le service public et non à ce qui n’est pas à la hauteur des attentes des Guinéens.
À travers ce message, le Directeur général entend promouvoir une culture professionnelle fondée sur l’exigence, la performance et le sens du devoir, dans l’exercice quotidien des missions confiées à l’administration.
« Je ne suis pas d’accord » : un droit, mais aussi un devoir
Lansana Diawara a également invité ses collaborateurs à exprimer librement leurs désaccords, considérant que le silence face à une décision que l’on estime inappropriée peut devenir une forme de renoncement à ses responsabilités.
S’adressant à ceux qu’il considère comme son « premier cercle », il leur a rappelé qu’ils doivent avoir le droit, mais aussi le devoir, de dire :
« Je ne suis pas d’accord. Voici pourquoi. Et voici ce que je propose à la place. »
Pour le patron de la FDSI, il ne s’agit cependant pas d’encourager la contestation pour la contestation. Un désaccord constructif doit nécessairement s’accompagner d’une explication, d’une alternative et d’une volonté de contribuer à la recherche de solutions.
Cette vision se résume en quelques principes forts : dire non et proposer, dénoncer et construire, refuser et servir.
Pour Lansana Diawara, la responsabilité administrative ne se mesure donc pas à la capacité d’approuver systématiquement, mais aussi à celle de défendre, avec courage et discernement, ce qui paraît juste et utile à la collectivité.
Cette posture vise également à renforcer la qualité du service public et à faire prévaloir l’intérêt général sur les considérations personnelles ou les réflexes de complaisance.
À travers cette prise de parole, le Directeur général de la FDSI appelle ainsi à l’émergence d’une culture administrative davantage fondée sur la franchise, la responsabilité, la performance, le courage et le sens du devoir.
Dans un contexte où les attentes des citoyens guinéens en matière d’efficacité et de qualité du service public sont importantes, il estime que chaque responsable doit être capable d’assumer pleinement son rôle, y compris lorsqu’il s’agit de porter un avis différent.
Pour Lansana Diawara, dire non n’est donc pas nécessairement un acte d’insubordination. Lorsqu’il est motivé par l’intérêt général, argumenté et accompagné de propositions concrètes, le désaccord devient au contraire un acte de responsabilité et une contribution à l’amélioration de l’action publique.







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