Lutte contre les violences faites aux femmes : les jeunes cadres volontaires appellent à une mobilisation collective.
La Coordination des jeunes cadres volontaires pour le futur a organisé une conférence de presse consacrée à la lutte contre les violences faites aux femmes. À cette occasion, les responsables de la structure ont appelé à une mobilisation collective, impliquant notamment les autorités, les médias et l’ensemble de la société.
Prenant la parole, le Coordinateur général de l’organisation monsieur Naby laye Moussa Soumah a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif pour faire face à ce phénomène.
« Nous devons tous nous engager pour que nous puissions stopper ce fléau », a-t-il déclaré.
Il a également évoqué les différents partenariats établis par la structure avec plusieurs services et institutions engagés dans cette lutte.
« Déjà, nous avons des partenariats avec l’OPROGEM, la Brigade spéciale aux personnes vulnérables, le Service genre et équité, le ministère de la Sécurité, ainsi que les autres ministères qui nous accompagnent dans ce combat », a-t-il précisé.
Pour monsieur Nabilaye Soumah, la lutte contre les violences faites aux femmes constitue un combat qui concerne toute la société. Il interpelle particulièrement les professionnels des médias, qu’il considère comme des acteurs essentiels dans la sensibilisation.
« C’est un combat commun. Pour vous, les professionnels des médias, vous êtes le quatrième pouvoir. Vous aussi, vous devriez nous joindre pour que vous vulgarisiez ce message. Ensemble, nous pouvons lutter contre ce fléau », a-t-il lancé.
Un appel à la responsabilité face aux violences
Au cours de la conférence, le représentant de Dinguiraye a, pour sa part, évoqué un cas récent de violence conjugale rapporté à Kankan pour illustrer l’urgence de la situation.
« Hier même, on a eu cette information : une femme enceinte de neuf mois a été poignardée par son mari à Kankan », a-t-il relaté.
Selon lui, cet acte doit interpeller l’ensemble de la société, particulièrement les hommes, les familles et les autorités.
« Cela veut dire que nous qui avons nos épouses, nos sœurs et nos filles, si on ne se lève pas pour accompagner ce genre d’initiative, nous sommes tous complices », a-t-il estimé.
Le représentant de Dinguiraye appelle également les autorités à renforcer l’application des textes existants et encourage les victimes à dénoncer les violences dont elles sont victimes.
« Avec les autorités, il faut interpeller et demander aux gens qui sont victimes de dénoncer, mais surtout à l’État d’appliquer les textes parce que les textes existent. Il faut sanctionner les coupables, il faut sanctionner les bourreaux, il faut les punir », a-t-il insisté.
Pour lui, aucune localité n’est à l’abri de ce phénomène, d’où la nécessité d’une mobilisation qui dépasse les frontières géographiques.
« Ce qui se passe à Kankan peut même se passer en Forêt », a-t-il averti.
À travers cette conférence de presse, la Coordination des jeunes cadres volontaires pour le futur entend ainsi renforcer la sensibilisation et encourager une implication plus importante des différents acteurs dans la prévention et la lutte contre les violences faites aux femmes en Guinée.








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